Le Paris – Versailles : à vos Gardes, prêts, partez !

Le 29 septembre 2013, sous un ciel nuageux et sur un bitume légèrement glissant, s'est déroulée la 36ème édition de la fameuse course du Paris – Versailles.

Une course qui porte plutôt bien son nom de "Grande Classique". Car une fois de plus, la course fut un franc succès. Ce sont 25 000 participants qui se sont élancés aux pieds de la Tour Eiffel entre 10h et 11h du matin, pour les 16 km menant jusqu'aux portes du château de Versailles. Et c'est année, la totalité des inscriptions disponibles (ouverture des inscription en février) étaient vendues le 20 juillet, soit 70 jours avant le départ de la course, avec un engouement sans précédent (un mois en avance par rapport à  2012 !).

Cette année était ma 2ème participation. Et pour cause, j'ai été séduite par la course l'an dernier ! Avec une météo plus maussade et un chrono de 5 min supérieur à 2012 dû à un manque d'entraînement approprié (1h28), j'ai néanmoins grandement apprécié cette 36ème édition.

Quelques bonnes raisons de faire le Paris-Versailles :

– C'est une course accessible au débutants, avec une distance intermédiaire de 16km, c'est l'idéal pour ceux qui ont déjà couru des 10km mais n'osent pas encore se lancer dans le semi ;

– Elle est aussi relativement accessible niveau prix (pour une course parisienne !) : 26 € si inscription avant mi juin, 32 € avant fin juillet, prix max : 34€ ;

– Elle est plutôt bien organisée. Les consignes prennent vos sacs au départ et vous les restituent à l'arrivée sans encombre, et si vous arrivez pas trop en retard, cela se fait très rapidement et vous pouvez profiter des animations d'échauffement qui se déroulent au stade Emile-Anthoine avant de partir. Le départ se fait par vagues et cela fonctionne plutôt bien, la foule est bien gérée et l'on ne se marche pas (trop !) dessus. A l'arrivée, vous pouvez facilement donner RDV à vos amis coureurs grâce à des balises positionnées portant des noms de pays … Bref, une somme de petits détails qui rendent le tout agréable !

– En plus, les t-shirts sont jolis (on avoue ça compte !). Modèle Adidas jaune soleil "boost", il n'y aura guère que les coureurs du semi-marathon de cette année qui seront juste peut être un peu déçus d'ajouter un second modèle à leur collection ;) ;

– La course est sympathique, il y règne une bonne ambiance avec des orchestres ça et là, et du public pour vous encourager, ce qui est toujours très motivant !

– Le parcours est varié, on ne s'ennuie pas : en partant de Paris, du bitume des quais à la forêt de Meudon, de la Tour Eiffel à la très belle allée qui fait face au château de Versailles… Et Surtout, elle est moins morne qu'une course parisienne classique que certains pourraient juger un peu trop plate ! Car ici, la fameuse côte des Gardes vient ajouter un peu de piment !

 Ah ! La fameuse côte des Gardes ! Venons-en. C'est le symbole à elle même de la course. Elle suffirait à en dissuader plus d'un à s'inscrire à cette course… Alors qu'au contraire c'est un challenge abordable !

La première fois que l'on participe, on s'en fait tout un monde. "Combien de kilomètre fait elle déjà ? Il paraît qu'elle est interminable ! Impossible de continuer à courir dans la côte ! "

Bon, règle n°1, surtout ne pas regarder ça (disponible sur le site officiel) :

Méprenez vous, la côte des Gardes, ce n'est pas les Alpes !

En vérité, elle est tout à fait abordable (mais si !). Il suffit d'y aller tranquillement, doucement mais sûrement ! Elle débute au 5ème km, on est suffisamment réchauffé, sans avoir déjà dépensé trop d'énergie, c'est le début de la course et c'est le moment i-dé-al pour l'attaquer. Le long de ses preques 3 km, le paysage est varié, on passe des lotissements pré-Versaillais à l'entrée de la forêt de Meudon, tous les supporters s'y placent stratégiquement pour vous encourager et vous donner le petit coup de pouce dont vous avez besoin ! Un petit replat est même là pour reprendre un peu son souffle. Bref, en fin de compte, elle passe plutôt vite.

Puis une fois arrivés en haut, en plus de la satisfaction d'avoir fait le plus dur, la forêt de Meudon s'ouvre à nous, et c'est selon moi le moment le plus agréable de la course. La présence, l'odeur de la forêt, des voies toujours assez grandes ce qui est appréciable pour une course où le parcours reste bien peuplé (surtout quand on part dans les dernières vagues), et des grandes descentes où l'on peut tout lâcher tout en récupérant (en prenant garde de ne pas glisser surtout avec les conditions météo de cette année) ! Certaines mini montées viendront ponctuer la fin du parcours, mais quand on a franchi la côté des Gardes, elles ne nous font plus peur !

Il ne me reste qu'à vous dire RDV en février 2014 pour les prochaines inscriptions !