Hanoi, les préparatifs

Arrivés à Hanoi après 12 heures de vol et une correspondance à Canton, nous avons retrouvé notre ami à l’hôtel. Suivant ses recommandations nous y avons réservé deux nuits, le temps pour nous d’avoir un rapide aperçu de la ville et surtout de trouver un deuxième vélo. Le premier nous attendait déjà avant notre arrivée. En effet, nous avons racheté le sien à notre ami qui a roulé pendant 5 semaines depuis le Laos et via la Chine jusqu’ici.

Après avoir glané quelques informations sur des forums de voyage, nous arpentons la ville à la recherche de la fameuse rue Ba Trieu où devrait s’entasser des boutiques de vélo à n’en plus finir. La réceptionniste de l’hôtel nous indique que la rue commence au prochain croisement à 100m. Cela semble plus facile qu’on ne l’imaginait. Elle ajoute tout de même : « je n’ai jamais vu de vélo dans cette rue, ramenez moi une photo ! « , grand sourire. Ce n’était peut être pas le cas quelques années en arrière mais les vélos semblent rares dans les rues de la ville. Nous ne croisons que des antiquités habilement pilotés par des dames dont nous ne savons pas estimer l’âge. Très pittoresques, ils feront de belles photos souvenirs, mais c’est tout simplement impossible d’imaginer sortir de la ville avec. Après 10 minutes à descendre ce qui pourrait être une avenue ou un boulevard plus qu’une rue, nous apercevons enfin, alignés sur le trottoir d’en face, des vélos. Notre étude de marché peut commencer.

Pour un VTT avec un porte bagage, les prix commencent à 2 millions de Dongs, soit 70€. A ce prix là tous les équipements sont de marque inconnue et nous sommes vite refroidis par l’histoire de notre ami qui a rencontré 2 cyclistes ayant acheté leur vélo en chine et qui en deux semaines ont réussi à casser une chaine, un câble de frein et un pédalier. Nous regardons donc des modèles équipés Shimano. A quoi sert une marque, sinon à rassurer. Cette fois ci, il faut compter le double. Il y a quelques vélos d’occasion mais les prix ne sont pas si intéressants. Dans les 5 ou 6 magasins, les constats sont identiques et nous reportons notre décision au lendemain.
Le soir nous trouvons dans le restaurant où nous dinons un magasine gratuit consacré au vélo. Nous y dénichons quelques adresses supplémentaires mais beaucoup sont trop loin de notre hôtel pour y aller à pied. Il y en a une cependant qui n’est pas loin du Temple de la Littérature que nous avions prévu de visiter. Une fois enrichis de la richesse spirituelle et intellectuelle de ce haut lieu, nous nous lançons à la recherche du commerçant de la rue Ton Duc Thang. Avant d’arriver au numéro que nous cherchons nous en visitons déjà 2 ou 3 autres. Chez l’un, il n’y a rien à moins de 10 millions de Dongs. Chez un autre, que des VTC qui me semblent fébriles pour porter mon poids et celui de mes bagages. Le comble est qu’une fois arrivé au bon numéro, nous ne trouvons aucun marchand de deux roues. Tout ça pour rien. En voulant retourner là où nous étions la veille, 200 mètres plus loin, rue Kham Thien, nous tombons nez à nez avec le showroom Giant, excusez moi du peu. Nous y entrons sans trop y croire et en effet les prix affichés commencent à 10 millions et vont bien au delà. Je demande tout de même s’ils ont quelque chose à moins de 5 millions. Le temps de faire venir un vendeur qui parle anglais, on nous oriente vers 2 modèles. L’un, un peu moins cher, semble fébrile mais l’autre est parfait pour ce que nous voulons en faire. Sans la marque, je pense que l’on pourrait trouver un équivalent 50€ moins cher. Finalement je me lance en me disant que je pourrais le revendre plus facilement avec la marque, la facture et la garantie.

Nous voilà tous les deux équipés, mais avant de commencer notre itinérance, nous nous sommes offert une excursion de deux jours dans la baie de Bai Tu Long. Un peu plus loin à l’est que la fameuse Baie d’Ha Long, elle est en revanche beaucoup moins fréquentée par les touristes.
Le port était empli de bateaux de pêcheurs de toutes les couleurs et grouillait d’activité. Pas l’ombre d’autres touristes aux alentours ! Ce fut le même sentiment en arrivant sur notre ile de destination, Quan Lan. Nous nous sentions immergés au coeur du quotidien de l’activité de ces villages et ces ports, qui nous paraissaient préservés du tourisme de masse.

De retour à Hanoi, nous prenons le soir même le train de nuit pour Lao Cai tout au Nord du pays. C’est là que commence notre périple, enfin à vélo. Notre première étape sera de rejoindre Sapa à quelques dizaines de kilomètres à l’Ouest mais surtout 1000 mètres plus haut.

A suivre…